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Face à l’adversité, pas de résignation

Publié le par Parti de Gauche sur la 6ème circonscription de l'Essonne

Les jours se suivent et finalement se ressemblent. Les circonstances politiques ou économiques que nous vivons paraissent conduire à une destinée écrite par avance.

Arcelor Mittal,Sanofi, Unilever, Sodimédical, ce sont des mois et des mois de batailles syndicales, juridiques, des mobilisations exemplaires pour finalement un résultat quasi identique, la liquidation, la délocalisation et des droits pour les salariés qui ne sont pas respectés, au mépris de la loi française.

Quand des grands groupes bancaires (Goldman Sachs) osent parier sur l'échec de leurs propres clients avec pour conséquence la faillite de ceux-ci, nous en sommes à nous demander s'il existe encore une morale en ce bas monde.

Face  à l’adversité, pas de résignation

Prenons un premier exemple, le patron d’Arcelor Mittal, loin de se préoccuper du sort des salariés de Florange, préfère sponsoriser les J.O de Londres en injectant 21 millions d'euros pour le plasticien indien Anish Kapour et une tour de 115 m d’acier tubulaire. Arcelor Mittal, c'est l'abandon de la filière de l'acier par l'État. Une fois de plus, nous nous verrons dans l'obligation d'importer de l'acier alors que Florange, de l’avis de tous, est un site rentable. Et c'est surtout une fois de plus un savoir-faire qui se délocalise. De la bouche des syndicalistes « c’est un meurtre social ». C'est un millier d'emplois disparaissant d’une région déjà terriblement sinistrée.

Prenons un deuxième exemple. Le 11 juillet dernier, la chambre sociale de la cour d'appel de Reims ordonnait au groupe Lohman&Rauscher (Sodimédical) de payer 10 mois de salaires dus aux salariés et exigeait la relocalisation de l'activité sur le site de Plancy l’Abbaye dans l’Aube. Décision de justice que le gouvernement est incapable de faire appliquer alors que le siège social de la multinationale réside dans un État membre de la communauté européenne (Allemagne).

Prenons un troisième exemple, le Groupe SANOFI et sa recherche effrénée de gains de productivité y compris au détriment de la recherche. Voilà un groupe qui, après avoir affiché des milliards de bénéfices, n'hésite pas une seule seconde à casser la structure sociale de l’entreprise. Cette lutte nous concerne tous car il y va de la santé publique. De Toulouse à Chilly-Mazarin, la résistance qui s'organise est exemplaire. Le 3 octobre nous serons à leur côté pour manifester contre ce plan d'austérité.

Prenons un quatrième exemple, où le 2 octobre à 13:00h nous serons nombreux à soutenir au tribunal de Nanterre un salarié de Fralib accusé de diffamation alors que depuis plus de 14 mois l'État et la justice n'ont pas été capables d'entendre leurs revendications et le cri de colère de ce militant.

Face  à l’adversité, pas de résignation

Voilà pourquoi le 30 septembre, nous nous sommes retrouvés des dizaines de milliers de citoyens à manifester de Nation à Place d’Italie, en scandant un NON unanime à cette multiplication de plan d'austérité qui ne fera que s'accentuer si le traité (TSCG) est adopté en l'état d'ici la fin de l'année.

Car en effet, cette mobilisation du 30 n'est que la première de nombreuses mobilisations que nous allons organiser d'ici le mois de décembre. Il existe une alternative à ce qui nous est présenté comme une fatalité. Que ce soit Jacques généreux, économiste du parti de gauche (Nous on peut), que ce soit le prix Nobel joseph E. Stiglitz (le prix de l’intégralité), ces hommes expliquent mieux que personne que des solutions existent, nous amenant à une société plus équitable, plus égalitaire.

Face  à l’adversité, pas de résignation

Petit hommage aux métallos...

Philippe JURAVER.

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