Le partage des richesses ?
Trop c'est vraiment trop. Voilà ce que les délégués syndicaux « Bénédicte et Vincent », scandent devant le magasin IKEA Evry en grève.
Après avoir dû s'adapter à une détérioration des conditions de travail, les salariés étaient dans l’attente d’un peu de justice sociale et une reconnaissance des efforts fournis.
Ils travaillent plus et ils gagnent moins !
Et c'est encore le même refrain que partout en France, la rentabilité à raison des meilleurs sentiments.
Avec un chiffre d'affaire en augmentation de 3,2 % la direction IKEA France se place du côté de ces entreprises (exemple Sanofi) imperméabilisés au changement politique.
C’est le changement dans la continuité avec comme seule règle d'or, faire marcher la variable d'ajustement financière sur le dos des salariés. Et quand il s'agit, en l'occurrence d’une population jeune et féminine en majorité, cela donne des ailes à une direction pour accentuer ce phénomène d'injustice sociale.
Les femmes et les jeunes sont des catégories dans la population française les plus touchés par la crise que nous traversons. La direction d’IKEA France donne l'impression d'agir dans le climat ambiant, on n'en serait presque à imaginer ne pas pouvoir parler de discrimination.
Alors que l'entreprise fasse 2,9 milliards d’euros de bénéfices ou beaucoup plus comme Sanofi 8,8 milliards d’euros, les conséquences restent les mêmes. La valeur humaine disparaît, le capitalisme financier triomphe.
La mobilisation contre l'austérité ne fait que commencer.
Sanofi,Alcatel,les Fralib,Sodimédical,Petroplus,continental, Presstalis et maintenant Ikea France où des syndicalistes courageux organisent la résistance.
C'est à chacun d'entre nous dorénavant d'accepter d'agir pour ne plus subir.
Nous pouvons ensemble résister et démontrer qu'une autre politique est possible.
Pour le Parti de Gauche
Philippe Juraver

